Alerte n°104 : Achat de Diaxonhit… et update du portefeuille !

Rédigé le 21 décembre 2017 par | Alertes Imprimer

Diaxonhit : l’ex-biotech qui mise sur la croissance

Cher lecteur,

Ceux qui me suivent depuis un certain temps le savent, je ne suis pas un grand fan des biotechs. J’en parle régulièrement et je ne le cache pas, je m’en méfie. D’ailleurs, en y réfléchissant, je crois que ce désamour a commencé du temps où je travaillais chez EuroLand Finance…

A l’époque, Exonhit, une biotech, a fait appel à nous pour travailler sur une émission obligataire. Je me le rappelle bien, j’avais du mal à communiquer avec les dirigeants. En fait, la préparation de l’opération fut si laborieuse que je me suis juré de ne plus jamais revenir sur ce dossier.

Puis, les années ont passé. La société s’est rebaptisée Diaxonhit, il y a 5 ans… Et je l’avais complètement oubliée. Mais, à la faveur d’une discussion avec un ami, fin octobre, j’ai décidé, comme ça, par simple curiosité, d’aller voir ce que devenait cette société. Et quelle ne fut pas ma surprise de voir que Diaxonhit n’avait plus rien d’une biotech, renouvelant ainsi complétement son profil boursier… et mon intérêt par la même occasion.

 

Des essais cliniques au diagnostic in vitro

En fait, depuis l’acquisition d’Eurobio, en janvier 2017 – et après avoir fait un peu de ménage dans ses activités, notamment en mettant un terme à ses essais cliniques (Dx15) pour le cancer de la thyroïde –, Diaxonhit s’est fait une place dans le diagnostic in vitro de spécialités. C’est même l’une des références européenne la matière. C’est Denis Fortier, fondateur d’Eurobio, qui a pris la tête de Diaxonhit depuis ce rachat de 28,9 M€ (payé pour 18,8 M€ en papier). « Nous travaillons sur trois domaines d’activité bien précis : la transplantation, les sciences de la vie et, bien sûr, les maladies infectieuses » m’explique-t-il avant de vanter Allomap, un test moléculaire pour le suivi des transplantés cardiaques dont il détient la licence exclusive pour l’Europe.

Dans sa nouvelle mouture, Diaxonhit est clair : l’idée est de continuer à se renforcer dans les tests de diagnostics.

Ce qui me plait particulièrement, c’est que contrairement à la grande majorité des biotechs, Diaxonhit dégage du chiffre d’affaires (CA). En effet, le groupe devrait réaliser 45 M€ de CA sur l’exercice en cours, avec un EBITDA encore négatif sur l’année bien qu’il ait été positif au dernier trimestre.

« Notre stratégie est de développer de plus en plus des produits propriétaires, actuellement 13% de notre chiffre d’affaires, afin d’augmenter notre rentabilité » poursuit le nouvel homme fort du groupe. « Nous visons d’ici 3 ans un chiffre d’affaires de 100 M€ avec 20% de produits propriétaires, ce qui devrait nous permettre de dégager environ 10% de rentabilité. »

Denis Fortier, a l’habitude des chiffres et semble avoir une parfaite maîtrise de ses perspectives. En tout cas, il montre qu’il connaît son dossier et qu’il sait où il va. Déjà, avant son rachat, Eurobio était rentable, avec un CA de l’ordre de 15 M€ et 1,9 M€ d’Ebitda. Je ne vois pas pourquoi la nouvelle direction ne serait pas capable de reproduire un tel succès.

2018, l’année du renouveau

Côté Bourse, le titre ne brille pas particulièrement depuis son regroupement à raison de 1 action nouvelle contre 20 anciennes. « Nous avons un historique boursier catastrophique, c’est une évidence. Nous pâtissons notamment d’une absence complète de communication. Mais, 2018 sera une année de reconquête boursière. J’ai de nombreux ‘rendez-vous gérants’ dans mes tablettes et l’amélioration de notre communication est mon principal cheval de bataille » explique celui qui s’était déplacé avec son bras droit et son directeur financier.

 

Pour tout vous dire. J’ai eu un bon contact et j’ai bien envie de profiter de cette fin d’année pour accumuler le titre.

J’ai fait un rapide calcul : en cas d’OPA, une société comme Diaxonhit, sans même atteindre les 10% d’Ebitda, pourrait se vendre deux fois son CA. Grosso modo, cela la valorise à quelque 90 M€. Et si je retranche les 5 M€ de dette, j’obtiens encore 85 M€ ; ce qui qui est près de 90% au-dessus de la capitalisation actuelle (45 M€). Le double donc.

Je vous propose donc aujourd’hui de nous positionner sur Diaxonhit. Nous profiterons d’abord du redressement du groupe, avec en soutien la montée en puissance de l’activité diagnostic in vitro, qui devrait très favorablement impacter la rentabilité. Puis, ensuite, pourquoi pas l’OPA. Une meilleure communication et une belle croissance solide pourraient bien réveiller l’intérêt de certains prédateurs…

Résumons-nous Diaxonhit c’est :

… autant d’atouts dont nous profiterons.

MON CONSEIL Achetez Diaxonhit (FR0013240934) au cours actuel, sous les 4,80 €, et pour 3% du portefeuille pour l’instant. Le titre est flanqué d’un un potentiel de revalorisation d’au moins 50% dans un premier temps. Nous visons donc les 7,20 €.

 

Update du portefeuille

Stratégie chasseur de primes

FASHION BEL AIR a été très entouré avec un biais légèrement haussier. Le 18 décembre, il s’est échangé 79 894 titres… Mais la séance la plus étrange demeure celle du 8 décembre avec 1 805 050 titres échangés, soit 12,4% du capital. La société fait figure de proie avec une capitalisation actuelle de seulement 8 M€, d’autant qu’elle ne peut pas survivre seule dans le secteur… Elle pourrait intéresser des prédateurs qui cherchent notamment de beaux emplacements. Conservez.

MEDIAN TECHNOLOGIES reste délaissé. Pourtant, le groupe vient de lancer sa plateforme d’optimisation des analyses d’images médicales. Elle permet par exemple une analyse rapide et une meilleure gestion des images médicales dans les essais cliniques. La désaffection sur le titre est due non seulement au manque de communication de la société mais également au fait qu’il n’y a pas eu de newsflow vraiment porteur. Mais patience, 2018 devrait être une excellente année pour cette très belle medtech. Conservez !

Du volume également sur MAKHEIA GROUP avec 74 279 titres échangés le 12 décembre, soit 1% du capital. Là encore, je ne serais pas étonné qu’un groupe informatique se porte acquéreur de la société. Conservez précieusement d’autant que les contrats se multiplient. C’est ainsi que TIGF, un opérateur indépendant du transport et de stockage de gaz a confié au groupe la conception et la mise en oeuvre de reZo, son dispositif social media interne.

NRJ GROUPE poursuit sa glissade alors que le CSA vient d’infliger une amende d’1 million d’euros à la station NRJ suite aux propos de l’un de ses animateurs, qui a depuis quitté la station. Bien sûr, cette amende ne menace pas la pérennité de la société, mais cela ajoute à un mauvais newflow alors que le premier semestre s’est soldé par un recul de 62,3% du résultat net part du groupe à 6,1 M€. Conservez pour le moment, je vais revoir le dossier et me repencher sur les chiffres pour arbitrer.

ATARI reste stable en dépit du fait que la date de lancement de la campagne de l’Ataribox est reportée car ce produit ne semble pas prêt pour le moment. Il n’y a pas d’incidence annoncée sur les comptes 2017-18 mais gageons que si la tendance se prolonge… cela deviendrait compliqué pour l’éditeur de jeux vidéo. Nous conservons toutefois car plus que jamais nous croyons l’adossement inéluctable.

Nous sommes toujours positionnés sur CRIT pour un achat 71 € limite Pour l’instant, le titre cote 5% au-dessus… mais ne courrons pas après le papier. Maintenez votre ordre d’achat à 71 € limite.

 

 

Je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année, et vous retrouve le 29 décembre pour le dernier suivi hebdo de l’année.

Amicalement Eric Lewin

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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